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"OS X FACILE" |
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TRANSFÉRER VOS "VIEUX" DISQUES
VINYLES SUR CD
Merci à Fabien GIRAUD, membre du "club OS X Facile",
qui nous a rédigé cette excellente astuce.
Les "baby-boomers" disposent souvent d’un important
stock de disques microsillon (et de cassettes audio), qu’ils conservent
précieusement, pour des raisons à la fois sentimentales
et matérielles. D’une part nos "vieux" vinyles
sont autant de souvenirs personnels et certains enregistrements sont
aujourd’hui introuvables, même en CD ; d’autre part
ces disques représentent un investissement financier ancien mais
conséquent ; enfin, le "son" des microsillons est
aujourd’hui considéré par certains audiophiles comme
plus "authentique", moins "technique", que
celui des CD.
Mais, ces "vieux" disques occupent une place considérable
et, de plus, ils sont périssables : leur usure est directement
proportionnelle à leur usage. Ces défauts majeurs expliquent
sans doute le très vif succès populaire remporté par
le CD voici environ 25 ans. Outre qu’il est moins encombrant et
plus facile à manipuler que les disques vinyle, le CD conserve
sa qualité d’origine intacte, même dans le cas d’un
usage intensif.
Or, grâce à l’intrusion de la micro-informatique dans
nos vies quotidiennes, quiconque dispose d’un ordinateur personnel
peut graver lui-même, à la maison, ses propres CD. Dès
lors, un jour ou l’autre, nous sommes tous tentés de passer à l’action
et d’entreprendre le transfert sur CD de notre collection de disques
vinyles ou de mini-K7. À première vue, l’opération
ne paraît pas bien compliquée : On numérise, on grave,
et le tour est joué. Ouais ! Pas si simple en réalité.
Il suffit de s’y coller pour découvrir que l’exercice
exige tout de même une pincée de connaissances techniques,
un matériel adapté et de qualité, et un minimum
de savoir-faire, sauf à se satisfaire de résultats médiocres
ou à se décourager rapidement.
Avantages des CD par rapport aux disques vinyles :
Le CD a connu un large succès grâce notamment aux qualités
suivantes :
1. Absence d'usure à la lecture (la lecture optique supprime le
contact mécanique et donc l'altération du support par frottement).
2. Tailles du support : ses 12 centimètres de diamètre
et sa faible épaisseur (1,2 mm) lui confèrent une portabilité que
n'avait pas le microsillon.
3. Qualité théorique de reproduction sonore supérieure
aux cassettes audio et disques vinyles. (Dynamique plus importante, reproduction
exacte à chaque lecture grâce au système de correction
d'erreur, etc). Cependant certains audiophiles ou mélomanes exigeants
préfèrent le son du vinyle qu'ils jugent plus musical et
plus naturel.
4. Écoute intégrale sans avoir à retourner le support
audio dans le lecteur. Les cassettes audio et les disques vinyles étaient
enregistrés sur deux faces, on devait donc les retourner à la
mi-écoute.
5. Accès direct à chaque piste sans manipulation manuelle
ou mécanique.
Un peu de théorie :
Notre sujet mêle l’acoustique, l’audiophilie et l’informatique.
C’est pourquoi, si nous voulons comprendre de quoi il retourne,
ce que nous voulons faire et comment il convient de le faire, une brève
remise en mémoire de quelques notions basiques s’impose.
* Le son :
Le son est une onde produite par la vibration mécanique d'un support
fluide ou solide et propagée grâce à l'élasticité du
milieu environnant. Les sons se définissent au moyen de trois
caractéristiques :
- • La fréquence (ou hauteur) exprimée en Hertz (Hz)
: à une fréquence basse correspond un son grave, à une
fréquence élevée un son aigu. L'oreille humaine
moyenne ne perçoit les sons que dans une certaine plage de fréquences
située environ (selon l'âge, la culture, etc.), entre 20
Hz (en dessous les sons sont qualifiés d'infrasons) et 20 kHz
(au-delà, les sons sont qualifiés d'ultrasons).
- • L’amplitude (ou intensité) exprimée en
décibels (dB) : le son peut être fort ou faible (les musiciens
disent forte ou piano). La notion de niveau sonore ne donne qu'une vague
idée de la sensation perçue, car il faut prendre en compte
la sensibilité de l'oreille de l’auditeur, qui varie principalement
selon la fréquence du son (l'oreille est moins sensible aux basses
fréquences). 0 dB correspond au minimum que l'oreille humaine
peut percevoir (appelé seuil d'audibilité), et non au silence
absolu. Le seuil de la douleur est de 130 dB, mais l’ouïe
peut déjà subir des dommages à partir de 85 dB.
- • Le timbre : le timbre détermine la couleur du son. Il
est différent pour chaque type de source sonore et distingue, à l'oreille,
deux sons qui auraient la même fréquence et la même
intensité ; par exemple la même note jouée avec la
même intensité mais avec une trompette ou un violon.
* Principe de la reproduction analogique des sons :
Un signal est analogique lorsque son information est représentée
par la variation d'une grandeur physique. Le terme "analogique" décrit
la relation entre un mouvement vibratoire et un courant électrique
qui correspond à l'image de cette vibration.
Dans un système de reproduction analogique du son, l’onde
sonore est d’abord convertie, via un microphone, en variations
d’un courant électrique. Ces signaux électriques
sont ensuite mémorisés sur un support (disque ou bande
magnétique). Dans le cas du disque vinyle, le signal est enregistré dans
la modulation latérale de chacune des deux parois du sillon (pour
les disques stéréophoniques).
Pour reproduire le son ainsi converti et mémorisé, on fait
tourner le disque à une vitesse constante sur un plateau motorisé.
Dans le sillon, on dépose une pointe de lecture (aiguille, saphir
ou diamant) reliée mécaniquement à une tête
(ou "cellule") fixée à l’extrémité d'un
bras monté sur pivot. Grâce à un électro-aimant,
cette tête convertit les vibrations de la pointe de lecture (provoquée
par les aspérités gravées dans le sillon) sous forme
de signal électrique. Ce courant (très faible au départ
de la cellule) est amplifié et envoyé vers un ou plusieurs
haut-parleurs. Ceux-ci fonctionnent comme des microphones inversés
et convertissent les variations électriques en vibrations mécaniques
d’une membrane dont les mouvements restituent l’onde sonore.
* Principe de la reproduction numérique des sons :
Un signal est numérique lorsque son information est représentée
par des variables dont les valeurs sont des nombres.
- • L'acquisition : pour le traitement numérique du son
(traitement par un ordinateur), il faut procéder à une
conversion d’un signal audio analogique en signal audio numérique,
ce qu'on appelle son « acquisition » (ou numérisation).
Cette opération consiste à transformer les variations de
pression du son, en une suite de nombres que les outils informatiques
pourront traiter. Un microphone convertit les variations de pressions
de l'air en signaux électriques. Ces signaux sont envoyés à un
convertisseur analogique-numérique (CAN ou ADC en anglais, pour
Analog to Digital Converter). Celui-ci va numériser le signal,
c’est-à-dire le convertir en une suite de nombres.
- • L’échantillonnage : Cette transformation s’appelle
l'échantillonnage du signal audio. Elle est caractérisée
par deux valeurs :
o la fréquence (exprimée en Hertz) indique le pas de l’échantillonnage.
Une fréquence de 44,1 kHz signifie que le signal est mesuré 44
100 fois par seconde.
o la résolution (exprimée en bits) indique la précision
du codage de chaque mesure. Une résolution de 16 bits signifie
que les informations binaires de chaque mesure sont codées sur
16 bits. Autrement dit, sur un CD, chaque seconde de son est « décrite » en
:
16 bits x 44 100 = 705 600 bits !
D’où l’extraordinaire fidélité de la
reproduction sonore.
* Avantages des signaux numériques sur les signaux analogiques
:
- • Absence de "bruits" parasites : Techniquement,
une information analogique peut prendre une infinité de valeurs,
alors qu'une information numérique ne peut en prendre que deux
(0 ou 1). Du coup, les signaux analogiques sont très sensibles
aux perturbations électriques (champs magnétiques, interférences…),
tandis que les signaux numériques y sont à peu près
insensibles.
- • Facilité de conception : Contrairement à une
idée reçue, les circuits numériques sont plus facilement
miniaturisables et plus faciles à concevoir que les systèmes
analogiques. Ils sont donc moins chers à produire.
LE MATÉRIEL NÉCESSAIRE :
Maintenant que nous savons (du moins schématiquement) de quoi il retourne,
voyons quelle est la panoplie nécessaire (en matériel) pour numériser
le son d’un disque vinyle.
1 - La platine "vinyle" :
Pour lire le disque vinyle il faut disposer d’une platine de lecture :
On oublie trop souvent que la platine une pièce essentielle
du dispositif.
C’est en effet de sa qualité que dépendra celle du signal
extrait du disque et ultérieurement numérisé. Il faut bien
comprendre que si certains logiciels permettent de "nettoyer" des
sons, il est néanmoins impératif de partir d’un signal de
qualité si l’on veut aboutir à un résultat final de
qualité. Car aucun logiciel n’est capable de transformer un signal
audio analogique de départ médiocre en son numérique génial à l’arrivée.
Il existe pléthore de marques et de modèles de platine, de la plus
basique, comme la Roadstar "TTL-8600 " à 35 € (image
de gauche), à la plus aboutie, comme la Clearaudio "Ambient" à 3
699 € (image de droite) !
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Une platine à quelques dizaines d’euros ne peut délivrer
qu’un son médiocre et il faut investir 2 à 300 € (sans
la cellule) pour prétendre à un minimum de qualité. Parmi
les marques les plus réputées (et accessibles !) on peut citer
Thorens, Technics, Rega Clearaudio, Pro-Ject… Vous avez donc l’embarras
du choix.
Dans une platine de qualité, chaque composant a son importance : la précision
du bras, la masse du plateau, la régularité du moteur, etc. Mais
la pièce maîtresse est la cellule (ou "tête")
de lecture sur laquelle est fixée la minuscule pointe de diamant.
Une bonne cellule vaut souvent plus cher que la platine "nue" (sans
cellule). Là encore, les prix peuvent atteindre des sommets (cellules
Rega Apheta à 1 400 € !) et il faut compter au moins 200 € pour
accéder à la qualité. Parmi les meilleures marques, on peut
citer : Ortofon, Goldring, Rega, Grado, Sumiko… Autrement dit, pour disposer
d’une bonne platine équipée d’une bonne cellule, il
faut investir au moins 400 €.
Il existe 2 types de cellule : celles à aimant mobile (les plus répandues)
et celles à bobine mobile. Les secondes (plus chères) sont préférées
par les audiophiles parce qu’elles réduisent la distorsion du signal,
et délivrent une image sonore plus "large". Toutefois, sur
ces modèles, le remplacement de la pointe diamant exige un retour en usine.
Bien entendu, la pointe en diamant qui entre en contact avec le sillon du disque
doit être en bon état (elle s’use et doit être régulièrement
changée) et parfaitement propre.
La qualité d’une platine dépend aussi de la mobilité et
de l’équilibrage du bras pivotant supportant la cellule de lecture.
Pour obtenir le meilleur de vos disques vinyle, il faudra donc être extrêmement
attentif à cet aspect et régler très méticuleusement
l’équilibrage du bras ainsi que le poids d’appui du diamant
sur le disque (jusqu’au 1/10e de gramme près) en se conformant aux
recommandations du fabricant.
• Le cas particulier des platines USB :
On ne peut traiter des platines sans évoquer rapidement une récente
"innovation
miracle" : la platine vinyle USB, diffusée sous les marques "Ion"ou "Numark".
Comme son nom l’indique, ce modèle de pseudo-platine est équipé d’une
sortie USB (et donc d’un convertisseur analogique/numérique intégré).
La publicité n’hésite pas à parler de "révolution"
en
faisant valoir l’extrême simplicité désormais offerte
pour la numérisation des disques vinyles, mais je doute que le public
averti soit réellement intéressé par ce genre de produit.
Inutile de vous dire que la qualité n’est
pas prévue au programme. Il ne s’agit en fait que d’une mauvaise
platine à 35 €, dotée d’une mauvaise électronique à 30 €.
Les platines USB restent certes une solution de facilité, mais
si vous souhaitez vraiment avoir un résultat final "satisfaisant",
je vous conseille tout de même d'éviter ce genre de produit gadget.
2 - Le pré-ampli phono RIAA :
Dans une configuration d’écoute classique, le signal électrique
récupéré en sortie de cellule est envoyé vers le
pré-ampli (ou vers l’étage pré-ampli de l’ampli,
si les 2 appareils sont regroupés sous un seul capot). Là, il subit
un traitement et une première amplification. À la sortie du circuit
de pré-amplification, le signal est ensuite puissamment amplifié et
dirigé vers les haut-parleurs des enceintes acoustiques.
Dans la configuration qui nous intéresse, il faut récupérer
le signal électrique analogique délivré par la cellule pour
l’introduire dans l’ordinateur en vue de sa numérisation.
Et c’est déjà à cette étape que les erreurs
les plus fréquentes sont commises.
La première erreur consiste à récupérer le signal
audio sur les bornes de sorties haut-parleurs de l’ampli : or (et sans
entrer dans les détails), le courant disponible sur ces bornes est incompatible
avec l’entrée audio de votre ordinateur (et risque même de
l’endommager).
La seconde erreur consiste à récupérer directement le signal
en sortie de platine (nous verrons plus loin les questions de connectique) et à entrer
dans le Mac via l’entrée audio "microphone". Là encore,
cette manière de faire ne peut donner que de mauvais résultats
pour diverses raisons techniques :
- Primo, le courant en sortie de platine est d’un niveau beaucoup trop
faible : 3 microvolt avec un aimant mobile et 0,3 mV avec une bobine mobile,
alors qu’une entrée ligne usuelle exige un courant de 0,6 Volts.
- Secundo, des incompatibilités peuvent exister au niveau de certains
paramètres électriques du courant entrant et du port d’entrée
(notamment l’impédance) .
- Tertio (et sans entrer dans des détails trop techniques) il faut savoir
que le procédé de gravure des disques vinyles nécessite
un travail de pré-accentuation (la fameuse "courbe RIAA")
et de compression de la dynamique, ce qui revient en gros à réduire
les graves et à accentuer les aigus. Il est donc nécessaire de
procéder au traitement inverse du signal à la sortie de la cellule,
afin de rétablir la dynamique d’origine avant amplification (rétablir
les graves et réduire les aigus). Dans une configuration d’écoute
classique, le circuit RIAA du pré-ampli se charge de ce travail. Mais
si vous récupérez le signal directement en sortie de cellule et
que vous l’entrez tout aussi directement dans le Mac, vous supprimez (le
plus souvent sans le savoir) ce traitement essentiel à la qualité du
son.
Si l’on veut réaliser une numérisation de qualité,
il est donc impératif de placer un pré-ampli phono RIAA entre la
sortie de la platine et l’entrée du Mac.
Il existe de nombreux modèles (compter environ entre 80 et 150 €)
dont certains sont disponibles sur le site de Son-Vidéo.com.
Mais, dans le cas qui nous préoccupe, le modèle idéal est
le "Terratec Phono Preamp iVinyl " vu à 109 € sur
le web (ICI) :
------------------------------
Le Terratec est en fait bien plus qu’un préampli. Car ce petit appareil
contient non seulement un préampli phono, mais aussi un convertisseur
analogique/numérique et une interface USB pour une connexion directe sur
ordinateur. C’est donc l'outil idéal pour transférer très
facilement ses disques vinyles et cassettes analogiques sur CD. La voilà la
vraie solution USB !
Et cette fois, il ne s’agit pas d’une arnaque
: la qualité est au rendez-vous !
Cette solution étant tout à la fois excellente et financièrement
abordable, je la recommande vivement et je n’évoquerai donc pas
les préamplis classiques qui compliquent les problèmes de connectique.
Une réserve toutefois ; le préampli USB Terratec est exclusivement
réservé aux cellules à aimant mobile. L’utilisateur
d’une platine équipée d’une cellule à bobine
mobile devra donc se replier sur un préampli classique en veillant bien à la
compatibilité avec sa cellule.
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LA CONNECTIQUE :
Un conseil : si vous voulez vous y retrouver dans toutes les formes
possibles de connectique audio commencez donc par consulter cette
page : ICI .
Ce qui suit vous semblera alors bien plus clair.
1 – Connecter la platine au préampli
:
Toutes les platines pour disques vinyles sont dotées d’un
câble
de sortie du signal audio qui comporte 2 fiches RCA (ou "cinch")
mâles : une rouge (pour le canal droit) et une noire, ou blanche (pour
le canal gauche) comme celles-ci :
---------------------------------
Le signal disponible sur ces fiches est celui qui arrive directement
de la cellule.
Le dos du préampli Terratec (et de tous les préamplis)
comporte deux prises d’entrée ("input") RCA
femelles dans les mêmes codes couleurs (rouge pour le canal droit,
noir ou blanc pour le canal gauche) :
----------------------
Il suffit donc de relier votre platine à votre préampli au moyen
de ces fiches et prises RCA en respectant scrupuleusement les codes couleurs
(sinon, vous inverserez les canaux, ce qui saccagera l’écoute stéréophonique
ultérieure).
Certaines platines vinyle (haut de gamme) disposent en plus d’un câble
de "masse". En principe, et dans la plupart des cas, vous n’aurez
pas à vous occuper de ce câble. Mais les phénomènes électroacoustiques
sont capricieux et il peut arriver que votre son, une fois enregistré sur
votre Mac, présente un bourdonnement ou un ronflement continu. Dans
ce cas, raccordez le fil de masse de la platine au châssis métallique
du préampli. Certains préamplis RIAA sont équipés
d’une borne à cet effet. Sinon, une petite pince "crocodile" fera
l’affaire. Cette "mise à la masse" devrait supprimer
tout ronflement.
2 – Connecter le préampli
au Mac :
Dans le cas du préampli Terratec, pas de problème : le câble
USB livré avec fera l’affaire.
Dans le cas d’un préampli classique (non USB) il faudra ressortir
par les prises RCA femelles "output" et entrer dans le Mac via
le port "audio in" ou le port "microphone". Ces
ports Apple sont des prises "jack" au format 3,5 (appelées
aussi "minijack")
femelles. Le câble de liaison devra donc comporter à une extrémité 2
fiches RCA mâles et à l’autre une fiche jack 3,5 mâle
stéréo comme celles-ci :
--------------
Si vous disposez déjà d’un câble qui se termine en
RCA mâle aux deux extrémités, vous pouvez aussi vous procurer
l’un ou l’autre des adaptateurs ci-dessous :
------
• Le cas particulier des Mac dépourvus d’entrée
audio :
Depuis le développement de l’USB, certains Mac sont dépourvus
de port d’entrée audio. Qu’à cela ne tienne ! La
solution réside dans un petit accessoire vendu par Griffin Technology,
le "iMIC", disponible ICI.
Cette interface permet de relier une fiche Jack 3,5 stéréo
au Mac via un port USB
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LES FORMATS AUDIO NUMÉRIQUES :
Je vous renvoie à la page consacrée à ce sujet sur votre
site préféré : ICI.
J’ajouterai juste un commentaire sur la question des formats. Le format
AIFF est le format le plus « lourd » (en
octets), mais c’est aussi celui qui vous procurera la meilleure qualité de
son. AIFF (Audio Interchange File Format) est en effet un format de fichier audionumérique
développé par Apple et dans lequel les données sont codées
sans aucune compression.
Je vous recommande donc de toujours numériser vos vieux vinyles au format
AIFF. Il sera toujours temps de convertir ultérieurement vos fichiers
audio AIFF au format AAC (MP4) ou MP3, si vous en éprouvez le besoin.
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LE(S) LOGICIEL(S) NÉCESSAIRE(S) :
Voici donc votre platine disque vinyle correctement "branchée" sur
votre Mac. Vous allez pouvoir passer à l’action. Encore faut-il
que vous disposiez d’un logiciel adéquat.
Il en existe un assez large choix, en freeware ou shareware, du plus élémentaire
au plus sophistiqué. J’en ai sélectionné 4 : "Audacity"(freeware),
"Wiretap Studio" (shareware), "Spin Doctor" (shareware)
et "Amadeus Pro" (shareware),
qui
devraient
pouvoir répondre à divers niveaux d’exigence.
Le logiciel
"Wiretap Studio" étant déjà abordé dans l'astuce "Wiretap Studio", je ne reviendrai
pas sur ce logiciel, que vous pourrez sans souci utiliser ici, en toute simplicité,
pour
ces
travaux de numérisation audio, mais si vous souhaitez peaufiner le travail, alors
je vous conseille d'opter plutôt pour "Audacity",
"Spin Doctor" ou "Amadeus Pro".
Je sais que
certains opèrent avec le petit gratuiciel "Audiocorder".
C’est techniquement possible, mais ce logiciel assez rudimentaire ne permet
pas de faire autre chose que de numériser des sons. Il n’est donc
pas bien adapté à notre propos.
À ceux qui recherchent la
gratuité et la simplicité avant tout, je conseille plutôt
"Audacity".
À vous de choisir en fonction de votre usage : s’il ne s’agit
que de numériser occasionnellement un disque vinyle, inutile de vous
mettre en frais, "Audacity" fera parfaitement
l’affaire.
Si, en revanche, vous vous lancez dans une entreprise de longue haleine (la
numérisation
de vos 300 disques vinyles !) alors il vous faut de bons outils et vous avez
intérêt à acquérir
un logiciel très complet, tel que "Amadeus Pro".
1 – Audacity (ICI) :
"Audacity" présente l’avantage d’être
gratuit et en version française. Assez simple à utiliser
il permet déjà de
réaliser pas mal de choses avec vos pistes sons.
Son principal défaut, c’est qu’il fut de toute évidence
conçu à l’origine pour l’univers PC/Windows.
Sa déclinaison
pour Mac OS X s’en ressent du point de vue de l’aspect et de
l’ergonomie
(du moins à mon goût).
2 – Spin Doctor (ICI) :
"Spin Doctor" (également en version française)
est livré avec
le logiciel de gravure "Toast". On peut aussi se le procurer
moyennant la modique somme de 29,99 € sur le site de Roxio.
Globalement, "Spin Doctor" offre les
mêmes fonctionnalités
que "Audacity".
Il est à la portée des débutants. Mais il se montre
bien plus performant, notamment dans le domaine de la restauration
des pistes en provenance
de disques usagés ou rayés. De plus, de mon point de
vue, son interface est plus plaisante, plus ergonomique et plus facile à utiliser
(bref, plus "Mac").
3 – Amadeus Pro (ICI) :
Avec "Amadeus Pro", vous passez à la catégorie
supérieure.
Son prix de 43 € reste abordable et les fonctionnalités
très
complètes qui sont offertes en font, comme son nom l’indique,
un outil de niveau professionnel. Il est lui aussi disponible en
français.
Il s’agit d’un logiciel très puissant (et d’une grande
rapidité) qui sait travailler sur tous les formats audio. Le revers de
la médaille c’est qu’il est relativement complexe et exige
un apprentissage préalable si l’on veut en maîtriser toutes
les riches possibilités. Mais si le bidouillage des sons vous passionne,
c’est l’outil qu’il vous faut !
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LA PROCÉDURE DE NUMÉRISATION :
Cette astuce est déjà assez volumineuse pour ne pas
l’alourdir
encore en présentant la procédure à suivre sur les trois
logiciels retenus en exemple. J’ai donc choisi d’illustrer le "pas à pas"
avec "Spin Doctor" qui représente une excellente
solution intermédiaire.
Ce logiciel offre en effet les fonctionnalités suivantes :
- Il prend en charge tous les périphériques audio internes installés
sur les Macs, ainsi que les périphériques audio externes USB
et Firewire tels que les appareils Griffin iMic et iSight.
- Il fournit des niveaux de haute qualité d'appareil d'entrée audio,
jusqu'à 192 Khz/24 bits, en stéréo.
- Il comprend 4 paramètres de qualité d'enregistrement prédéfinis
: Voice, CD, DVD et DVD High Quality.
- L'option "Playthrough" vous permet d'écouter l'audio
alors même que vous enregistrez.
- Un curseur de volume d'entrée vous permet de définir les niveaux
de saisie audio optimum.
- Le minuteur interrompt automatiquement l'enregistrement en cas de saisie
audio non supervisée.
- "Spin Doctor" utilise les technologies CoreAudio professionnelles de Mac OS X pour l'enregistrement.
Les 7 étapes successives sont les suivantes (la 7e étant
facultative) :
1. Réglage de l’entrée audio du Mac
2. Lancement et paramétrage de Spin Doctor (SD)
3. Réglage des préférences de SD
4. Essais d’enregistrement et réglages du niveau d’entrée
5. Enregistrement définitif
6. Définition et élagage des pistes
7. Nettoyage et filtrage (éventuel) des pistes enregistrées
Vous retrouverez d’ailleurs toujours ces mêmes étapes, quel
que soit le logiciel utilisé.
Voyons "pas à pas" ces différentes étapes
:
1 – Réglez l’entrée
audio de votre Mac :
C’est ce qu’il convient de faire avant toute chose
sous peine de n’obtenir aucun signal à l’étape
d’enregistrement.
Dans "Préférences Système",
allez dans "Son". Dans la fenêtre
qui s’ouvre choisissez l’onglet "Entrée".
Sous la ligne "Choisissez un périphérique pour l’entrée
audio" sélectionnez "Entrée ligne" comme
ci-dessous :
-----------------
Dans la même fenêtre, réglez le curseur du niveau d’entrée à mi-chemin.
Vous verrez ultérieurement si ce réglage est correct. Sinon,
vous pourrez le modifier directement depuis "Spin Doctor".
2 – Lancez et paramétrez "Spin
Doctor" :
Lancez l’application "Spin Doctor" (elle
se trouve dans le dossier "Toast", si
vous avez ce logiciel). Vous obtenez une première fenêtre. Ne touchez
à rien et cliquez sur "Continuer".
Une seconde fenêtre s'ouvre. Vous avez alors le choix entre deux
possibilités
:
- soit vous cliquez sur "Continuer" (en bas à droite)
et un assistant guide vos premiers pas.
- soit vous cliquez sur "Avancé" (en bas à gauche)
et vous entrez de plain-pied dans le logiciel.
Je vous propose d’explorer la seconde. Deux clics
vous conduisent à la fenêtre ci-dessous :
---------
Elle est divisée horizontalement en 3 zones bien distinctes
:
Zone 1 : Si vous connaissez à l’avance la durée de la face
du disque (ou de la piste) que vous allez numériser, vous pouvez opter
pour l’arrêt automatique de l’enregistrement en cochant la
case correspondante et en réglant la durée. Cette option vous permet
de vaquer à d’autres occupations pendant la numérisation.
Il n’est pas nécessaire d’être très précis
puisque vous pourrez ensuite supprimer l’excédent d’enregistrement.
Attention toutefois de ne pas régler trop court. Il vaut mieux prendre
de la marge et ajouter 5 minutes de plus. Mais je vous conseille vivement de
n’employer cette fonction que lorsque vous serez déjà bien
entraîné.
Vous pouvez également choisir d’écouter le disque sur la
sortie audio de votre Mac, ce qui permet un "monitoring". Vous
pouvez régler le niveau de sortie dans ce même tableau.
Zone 2 : Colonne de gauche, vous retrouvez les réglages
effectués
dans vos "Préférences systèmes"/"Audio". Vous savez
donc qu’à l’avenir,
vous pourrez directement les modifier ici.
Colonne de droite, vous laissez
le réglage par défaut : "qualité CD". Comme
vous le constatez au-dessous, ce réglage correspond à un codage
16 bits, à un échantillonnage
sur 44,1 kHz et à un signal stéréo (sur 2 canaux), à savoir
les paramètres d’un CD du commerce. Plus tard, quand vous aurez
plus d’expérience, vous pourrez faire des essais avec des "réglages
personnalisés".
Zone 3 : Elle est informative et vous renseigne sur la place disponible (en
octets et en durée d’enregistrement) sur le disque dur de travail.
3 – Réglez les préférences
de "Spin Doctor" :
Avant de lancer l’enregistrement nous allons vérifier
les réglages
des préférences. Dans la barre des menus, choisissez le menu
"Spin Doctor" et sélectionnez "Préférences".
Elle comporte trois onglets (plus un bouton de réinitialisation).
• Onglet "Enregistrement et lecture" :
Vous pouvez choisir de démarrer ou non en mode "assistant". À vous
de voir.
Je vous conseille de cocher la case qui vous permettra d’utiliser la
barre d’espace de votre clavier pour basculer entre "enregistrement"
et "pause" (bien
pratique au moment où il faut retourner le disque vinyle sur la platine
de lecture, ou bien si vous voulez "zapper" certaines pistes).
C’est là également que vous choisirez le disque de travail
ainsi que le dossier de destination. Je vous conseille de créer un dossier
spécial pour accueillir vos pistes numérisées, ce sera
ainsi plus simple pour les trouver.
• Onglet "Apparence" :
Les différents réglages y sont suffisamment explicites. Vous
pouvez laissez tout comme tel.
• Onglet "Onde & pistes" :
-------------
Le premier bouton vous autorisera à manipuler vos pistes
par "glisser/déposer".
Cochez-le. Cochez également les 2 cases suivantes (comme sur la capture
d’écran ci-dessus).
La zone inférieure permet de régler la "sensibilité" du
logiciel en vue de la définition automatique des pistes. En effet,
en fin d’enregistrement, "Spin Doctor" est capable de distinguer chaque piste
en fonction des plages de silence qui les séparent sur le disque vinyle.
Pour le moment, conservez les réglages par défaut, comme ci-dessus.
4 – Procédez aux essais d’enregistrement et réglez
le niveau d’entrée :
L’idéal est d’avoir la platine vinyle à portée
de main. Mais si la disposition de votre installation vous oblige à vous
lever et à faire quelques pas pour lancer la lecture du disque, vous allez
voir plus loin que c’est sans importance.
Préparez le disque vinyle à numériser en le posant sur le
plateau de la platine et en passant une brosse spéciale ou un chiffon à dépoussiérer.
Lancez la rotation du plateau afin qu’il se mette à la bonne vitesse.
Vérifiez cette dernière si votre platine est équipée
d’un stroboscope de contrôle de la vitesse. Contrôlez une dernière
fois les réglages du bras de lecture (mobilité, équilibrage
et poids). Vérifiez la propreté de votre diamant. Si nécessaire,
passez délicatement un coup de brosse spéciale pour pointe de lecture
(évitez de passer votre doigt sous la pointe !).
Dans la fenêtre principale de "Spin Doctor",
vous devez voir affichée en bleu
la mention "Prêt à enregistrer",
comme ci-dessous :
-------
Vous pouvez alors cliquer sur le bouton rouge, ce qui lance l’enregistrement.
Dès que l’enregistrement est lancé sur "Spin
Doctor", placez
délicatement
la pointe de lecture au début de votre disque (ou de la piste que
vous voulez numériser). Vous pouvez maintenant vérifier le
niveau du signal.
Pourquoi faut-il toujours lancer l’enregistrement sur "Spin
Doctor" avant de démarrer
la lecture du disque sur la platine ? Parce qu’il vaut mieux enregistrer
quelques secondes de silence (ainsi que le "scratch" éventuel
occasionné par le premier contact du diamant avec le disque) que de
prendre le risque de louper les premières mesures de la piste à numériser.
Nous verrons ultérieurement que "Spin Doctor"vous permet d’éliminer
les portions de piste qui ne présentent pas d’intérêt.
Si je vous ai conseillé plus avant de ne pas opter pour l’arrêt
automatique de l’enregistrement en fin de face du disque, du moins tant
que vous débutez, c’est qu’il convient de surveiller le niveau
de l’enregistrement sur les 2 jauges marquées par une icône
de microphone. Il vous faudra en effet faire des essais préalables et
procéder à des ajustements car la dynamique et le niveau changent
d’un disque à l’autre. Peu à peu, l’expérience
vous dispensera de ces tâtonnements débutants…
Les indicateurs couleurs des 2 jauges (une par canal) passent (de gauche à droite),
du bleu (signal faible) au vert (signal moyen), puis au jaune (signal fort)
pour finir au rouge (signal trop fort) :
---------------------------------
Ces couleurs vous permettent de vérifier que le signal d’entrée
n’est ni trop faible, ni trop fort. S’il est trop faible la jauge
ne dépasse pas le bleu (avec quelques pointes dans le vert) et votre enregistrement
manquera de dynamique. S’il est trop fort, la jauge dépasse le jaune
et atteint fréquemment le rouge et votre enregistrement sera saturé.
L’idéal est un affichage quasi permanent du bleu, avec des pointes
presque aussi fréquentes dans le vert, des incursions dans le jaune
et quelques rares crêtes dans le rouge (en cas de "fortissimo" dans
le son d’origine). Avec l’expérience, vous saurez vite
reconnaître
le bon réglage au vu de la réaction des jauges.
Pour agir sur les jauges, il faut diminuer ou augmenter le niveau d’entrée
du signal au moyen du curseur dans la zone intermédiaire de la fenêtre
principale de "Spin Doctor" (voir plus haut "zone
2").
5 – Réalisez l’enregistrement définitif
:
Une fois que vos jauges de contrôle de niveau affichent les
bonnes couleurs, vous pouvez procéder à l’enregistrement
définitif
en reprenant le pas à pas du chapitre 4 ci-dessus.
Si vous avez opté pour l’arrêt automatique de l’enregistrement
en fin de face du disque, c’est le moment de boire un café. Sinon,
surveillez votre écran et restez vigilant.
Vous pouvez choisir de numériser le disque complet, une face après
l’autre. Dans ce cas, une fois la première face enregistrée,
NE STOPPEZ SURTOUT PAS L'ENREGISTREMENT, mais mettez-vous en "pause".
Il suffit d’enfoncer la barre d’espace de votre clavier (si vous
avez coché ce réglage dans les préférences) ou
de cliquer sur l’ancien bouton rouge qui s’est transformé en
bouton de pause pendant l’enregistrement.
Vous retournez ensuite votre disque vinyle sur son plateau ; un coup de brosse
ou de chiffon ; vous relancez l’enregistrement (barre espace ou bouton
rouge) et vous posez délicatement votre pointe de lecture sur le début
de la face 2 du disque. C’est reparti !
Vous pouvez également choisir de ne numériser que certaines pistes
(non consécutives) de votre disque. Il ne sera alors pas nécessaire
de mettre "Spin Doctor" en pause entre chaque piste. Il vous suffit de soulever la tête
de lecture et de la replacer au début de la piste à numériser.
Vous éliminerez ultérieurement la plage de silence (ou de scratchs
divers) intermédiaire.
Une fois la numérisation de votre disque (ou des pistes sélectionnées)
achevés, vous stoppez l’enregistrement en cliquant sur le bouton
"stop" (carré noir), à moins
bien sûr que vous n’ayez opté au départ pour l’arrêt
automatique. Si tout s’est bien passé, vous obtiendrez l’affichage
de la formule : "Enregistrement correct" (à droite du
point bleu) :
--------
Attention ! N’oubliez pas de relever la tête de lecture
de la platine vinyle et de couper la rotation du plateau.
6 – Définissez et "élaguez"
les pistes :
• Définition des pistes :
Vous allez maintenant lancer sur "Spin Doctor" le
processus de "mise en forme d’onde" et
de découpage de l’enregistrement en plusieurs pistes. Il suffit
pour cela de cliquer sur le bouton "OK" en bas à droite
de la fenêtre principale de "Spin Doctor" et
d’attendre l’achèvement
du processus. Vous verrez la fenêtre principale de "Spin
Doctor" changer d’aspect
tandis qu’un panneau d’avertissement vous indique que la création
de la forme d’onde est en cours.
Un second panneau, succédant
au premier, vous informe que la définition automatique des pistes
est à l’œuvre.
Une fois ces deux opérations terminées, vous obtenez la fenêtre
principale suivante :
------
Attention ! À cette étape, votre fichier d’enregistrement
n’est pas encore sauvegardé (comme l’indique le titre
de la fenêtre : "Enregistrement sans titre").
C’est
donc la première chose à faire en choisissant "Enregistrer" dans
le menu "Fichier".
Le titre de la fenêtre porte alors
le nom que vous venez de lui attribuer.
Comme vous pouvez le constater, ce nom est suivi du suffixe ".aiff" ce
qui confirme que votre enregistrement est au format non compressé AIFF.
Après sauvegarde, vous trouverez votre fichier là où vous avez choisi
comme destination dans les "Préférences".
À cette étape,
vous pouvez déjà cliquer sur le bouton de lecture
pour juger du résultat
obtenu et de la qualité du son numérisé.
• Les 5 zones de la fenêtre de "Spin Doctor"
:
Attardons-nous sur cette fenêtre principale de "Spin Doctor" afin
d’en comprendre
le fonctionnement (voir capture d'écran juste au-dessus).
Elle est divisée
horizontalement en 5 zones.
Zone 1 : Les commandes en sont suffisamment explicites. Comme son nom
l’indique,
le bouton "Infos" permet d’obtenir des informations
sur la piste sélectionnée.
Zone 2 : Elle comporte à gauche les boutons habituels de lecture, pause,
arrêt, avance et recul. À droite, elle affiche la jauge de lecture
avec indication de la durée. En faisant circuler la pointe de lecture
(petit triangle noir) sur ce curseur, vous verrez que le mouvement se répercute
dans les fenêtres inférieures.
Zone 3 : Elle affiche la "Forme d’onde
générale" de
l’enregistrement, avec indication d’une échelle de
durée.
Elle comporte bien sûr 2 lignes d’onde puisque nous sommes
en stéréo
(2 canaux).
Zone 4 : Cette sous-fenêtre est l’équivalente d’un écran
d’oscilloscope. Elle affiche la forme d’onde détaillée
des pistes. Chaque piste est identifiable par un marqueur de couleur.
Sur la capture ci-dessus nous voyons 3 pistes complètes et le départ
d’une 4e (en vert).
Pour obtenir le maximum de détails sur le son, la forme d’onde peut être étirée
horizontalement, en agissant sur le curseur situé au dessous à gauche,
et verticalement en agissant sur le petit bouton gris situé en bas et
au milieu du cadre de la zone et qui permet d’augmenter ou de réduire
sa hauteur.
Zone 5 : Elle donne la liste des pistes, assorties de
diverses informations (noms, durées…).
En cliquant sur le titre dans la colonne "Nom" vous
donnerez un nom à chaque piste (le titre de chaque
chanson, par exemple).
Comme pour la zone 4, un minuscule bouton gris, situé au bas de la fenêtre
de la zones 5, permet de la redimensionner en fonction de vos besoins. À noter
que les marqueurs de couleur des pistes de la zone 4 se retrouvent sur
les noms des pistes de la zone 5.
• Élagage des pistes :
Il s’agit maintenant de supprimer les parties inutiles, en début
et en fin de chaque piste. Pour cela, il convient d’abord, pour plus de
confort visuel, d’agrandir la fenêtre aux dimensions de votre écran
et d’étirer la forme d’onde de piste ce qui donne le résultat
suivant :
-----
La partie des pistes encadrée en bleu dans la zone 3 correspond à la
partie visible dans la zone 4. En faisant glisser ce cadre bleu au moyen du pointeur,
vous pouvez modifier l’affichage de la zone 4.
Avec un peu d’expérience, vous apprendrez rapidement à reconnaître
et à interpréter ces formes d’onde audio. Le "code"
en est simple :
----
- Cadre 1 : Une ligne (presque) droite correspond à un
silence
- Cadre 2 : une onde de forte amplitude mais très brève correspond
souvent à un accident acoustique (ici, un scratch de départ correspondant à la
pose de la tête de lecture sur le disque).
- Cadre 3 : une ligne ondulée régulièrement de très
faible amplitude correspond à un bruit de fond (pas forcément
perceptible par une oreille humaine)
- Cadre 4 : une onde à amplitude irrégulière, dense et de
longue durée correspond à de la musique (ou à de
la voix).
L’objectif est d’obtenir une piste qui démarre une fraction
de seconde avant l’attaque de la chanson et d’effacer tout ce qui
précède. Le même résultat doit être recherché en
fin de piste.
Il faut ici distinguer deux cas de figure :
CAS 1 :
- Si vous avez enregistré la totalité de chaque face du
disque vinyle, sans pause ni interruption entre les pistes,"Spin
Doctor" a automatiquement
reconnu
et défini les pistes et vous n’aurez pas à intervenir
entre chaque piste. Il suffira de n’intervenir qu’en trois
endroits :
• le début de l’enregistrement
• la partie située entre les deux faces
• la fin de l’enregistrement.
CAS 2 :
- Si vous n’avez sélectionné que certaines pistes en utilisant
la fonction de "Pause" entre chacune d’elles, vous
devrez être
beaucoup plus attentif et intervenir en début et en fin de chaque
piste. Il arrive en effet que "Spin Doctor" définissent un son parasite (tel
un scratch) situé entre deux silences comme une nouvelle piste
qu’il faudra
bien entendu éliminer.
Comment procéder ?
Vous avez le choix entre deux méthodes :
La première
consiste à sélectionner les parties à supprimer
et à les effacer.
La seconde consiste à sélectionner
les pistes à conserver et à les enregistrer sous un nouveau
nom.
Je préfère personnellement cette seconde méthode,
plus précise.
Le principe est de toute façon toujours le même. Il s’agit
de positionner le début et la fin de la plage à enregistrer
(ou à effacer).
Commencez par ne sélectionner que la piste sur laquelle vous
allez opérer,
en cochant la case à gauche du nom de la piste dans la zone
5, comme ci-dessous :
---------
Vous placez ensuite votre pointeur sur la limite de la zone de
couleur qui marque le début de la piste, tel que "Spin
Doctor" l’a fixé automatiquement.
Le pointeur se transforme alors en une petite barre noire verticale
flanquée
de part et d’autre d’une flèche directionnelle.
En faisant glisser ce repère sur la gauche, vous déplacez
le début
de la piste à gauche, et inversement.
Vous pouvez vérifier à l’oreille que votre démarrage
de piste est bien positionné en double-cliquant sur la piste
en question dans la zone 4 (ou sur le numéro de la piste dans
la zone 5). Vous répétez
la même opération pour fixer la fin de la piste et vous
vérifiez à l’écoute.
Une fois ces réglages exécutés, et si vous ne
souhaitez pas "nettoyer" ni filtrer la piste, donnez-lui
son nom définitif
et enregistrez-la.
À cette étape, vous avez le choix
entre différentes
solutions :
1. Enregistrement dans un dossier sur votre disque dur : Dans le menu
"Fichier" choisissez "Enregistrez
les pistes actives". Une boîte
de dialogue classique vous permet de nommer la piste et de choisir
l’emplacement
du fichier.
2. Enregistrement dans "iTunes" : Dans le
même menu,
choisissez "Envoyez
les pistes actives à iTunes" (ou bien cliquez
sur l’icône
"iTunes" en haut à droite de la fenêtre
principale de "Spin Doctor"). Une boîte
de dialogue s’ouvre, dans laquelle vous préciserez
le titre de la piste et le nom de l’album à créer
dans "iTunes". Cliquez sur "OK".
Conservez le réglage "AAC" dans le menu d’encodage.
3. Enregistrement dans "Toast" : allez dans
le menu "Toast" de la barre de menu et choisissez
la fonction qui vous intéresse, ou bien
cliquez directement sur l’icône
"Toast" en haut à droite de la fenêtre principale
si vous voulez transférer
toutes les pistes.
Et voilà, le tour est joué ! Du moins pour la première
piste. Il vous reste à répéter ce traitement pour
chaque piste. Une fois toutes vos pistes enregistrées dans un
dossier ou transférées
vers "iTunes" ou encore vers "Toast", vous pouvez effacer le fichier
de numérisation
"Spin Doctor" (sauf à encombrer inutilement votre
disque dur de travail).
7 – Nettoyage et filtrage (éventuel) des pistes enregistrées
:
Selon l’état de conservation de votre disque vinyle de
départ,
il peut s’avérer nécessaire de procéder à un
"nettoyage" ou à un "filtrage" de
l’enregistrement numérique. Cette étape est donc
facultative et vous pouvez parfaitement vous en dispenser si vous êtes
pressé ou
peu exigeant sur le résultat final.
Mais si vous êtes
soigneux, patient et que vous aimez le travail bien fait, je vous recommande
vivement d’explorer
les outils de "restauration" du son proposés par "Spin
Doctor".
Vous trouverez des filtres audio permettant de réduire les parasites,
comme les clics et autres petits bruits gênants, ainsi qu’un équaliseur
10 bandes pour améliorer la qualité audio. Vous pourrez obtenir
un rendu des filtres en temps réel avant de les appliquer au
son. De plus,"Spin Doctor" crée automatiquement une copie de sauvegarde de l'audio non filtré pour
vous permettre de conserver l'enregistrement d'origine.
Il faut distinguer deux types d’intervention :
- Le nettoyage consiste à supprimer ponctuellement les anomalies
les plus audibles.
- Le filtrage consiste à améliorer globalement la qualité du
son.
Je peux vous assurer que la restauration audio d’un disque ancien,
même
rayé, au moyen des outils de "Spin Doctor" est tout à fait
spectaculaire. Ce travail exige toutefois beaucoup de temps, d’attention,
et de méticulosité.
Pour amoureux du beau son…
Mais je ne m’étendrai pas davantage sur ce sujet qui, à lui
seul, mériterait les développements d’une astuce spécifique.
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LA GRAVURE :
Une fois votre enregistrement achevé (et éventuellement
"peaufiné" par
nettoyage et filtrage), il ne vous reste plus qu’à graver
vos pistes sur CD (ou sur DVD).
Pour plus de conseils sur la gravure sur Mac OS X, un petit coup d'oeil ICI sur
le
site.
Je
vous
recommande
de
recourir à l’incontournable "Toast",
le meilleur outil de gravure sur Mac.
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Bonne numérisation, et bon courage ! Car si votre collection
de disques
vinyles est importante, vous n’êtes pas encore sorti de l’auberge
!
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